Article mis en avant

comment me joindre ?

Remarque importante : je ne suis en aucun cas un organe d’évaluation de la valeur des vins ni d’authentification des étiquettes. Pour toute les questions relatives à la vente, l’achat ou l’estimation d’un vin ou à son authentification, j’ai préparé une réponse type, donnant des informations que l’on peut lire ici : Vous m’avez posé une question sur la valeur et ou la vente des vins que vous possédez . Si je ne réponds pas à un message, c’est parce que j’estime que ma réponse n’apporterait rien de plus que la réponse-type. Merci de votre compréhension.

Il n’est pas prévu – pour l’instant – de dialogue directement sur le blog, car je ne pourrais pas le gérer. Mais on peut m’adresser des questions, des commentaires, des suggestions par mail en se servant du formulaire que l’on trouve en cliquant sur ce lien : me contacter .

On peut me joindre sur twitter  @FrancoisAudouze  et pour mieux me connaitre : http://fr.m.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Audouze

Article mis en avant

comment utiliser ce blog ?

Pour me contacter, cliquez sur ce lien : me contacter .
Ce blog n’est pas un guide au sens classique. C’est plus le roman d’aventures d’un passionné de vins anciens et de gastronomie.
On peut accéder à ce blog en cherchant sur un mot (restaurant, vin, année, un plat) ou en suivant le calendrier où les titres de chaque sujet sont indiqués.  Pensez à aller sur d’autres pages que la première, car il y a des sujets passionnants à toutes les pages.

Le détail des prochains dîners se lit ici :  programme-des-repas

bulletins du 2ème semestre 2014, de 590 à … mercredi, 17 septembre 2014

(bulletin WD N° 594 140918)      Le bulletin n° 594 raconte : déjeuner au restaurant San Felice de l’hôtel du Castellet, apéritif grignotage, dîner de grands vins avec des amateurs autrichiens, dîner d’amis, dîner chez des amis avec pour thème des vins de la région Provence.

(bulletin WD N° 593 140911)     Le bulletin n° 593 raconte : de nombreuses opportunités de boire des vins en été en famille et avec des amis, dîner du 15 août qui est une occasion de festoyer.

(bulletin WD N° 592 140903)    Le bulletin n° 592 raconte : en vacances, mille et une occasions de boire des grands vins en famille, dîner de vins rares pour un professionnel du vin américain, déjeuner à l’hôtel du Castellet.

(bulletin WD N° 591 140827)   Le bulletin n° 591 raconte : repas de fin de travaux dans le sud, dîner d’amis, visite et déjeuner au Château de Pibarnon, déjeuner mémorable au restaurant Pic à Valence.

(bulletin WD N° 590 140819)      Le bulletin n° 590 raconte : un fabuleux dîner à quatre mains au restaurant David Toutain, dîner au restaurant Hiramatsu, dîner chez des amis, déjeuner émouvant au siège des champagnes Salon & Delamotte.

ma passion, c’est beaucoup ça mercredi, 17 septembre 2014

Depuis 44 ans, j’ai entré du vin dans ma cave et depuis 38 ans, je me suis intéressé aux vins anciens. J’ai acheté tous azimuts, car je voulais découvrir tout ce qui se faisait.

Je voulais savoir si les supposés petits vins vieillissaient aussi bien que les grands, et j’ai eu d’incroyables surprises.

Quand je vois une bouteille comme celle-ci, mon coeur vibre autant que s’il s’agissait d’un vin prestigieux. Mon excitation est grande devant ces vins qui méritent aussi d’être honorés.

Pas de vigneron, pas de négociant, juste une appellation avec un étiquette passepartout. Pour moi, c’est beau.

DSC08936 DSC08935

DSC08934

DSC08937

dîner wine-dinners n° 183 dimanche, 14 septembre 2014

Dîner pour quatre personnes

Champagne Heidsieck Monopole Diamant Bleu 1973

DSC08918 DSC08919

Château Lafite-Rothschild 1er Grand Cru Classé Pauillac 1949

DSC08925 DSC08922

La Romanée Domaine Comte Liger-Belair 1988

DSC08920

Château Gilette Crème de Tête Sauternes 1949

DSC08916

dîner wine-dinners n° 182 dimanche, 14 septembre 2014

Champagne Bollinger Grande Année 1979

DSC08901 - Copie DSC08901

Champagne Alfred Rothschild 1966

DSC08909 DSC08902 - Copie DSC08902

Château Olivier Blanc 1949

DSC08928 DSC08913

Bâtard Montrachet Fontaine & Vion 1990

DSC08904 - Copie DSC08904

Chateau Ausone Saint-Emilion 1953

DSC08926 DSC08915

Chambolle Musigny A. Rossigneux & Fils 1947

DSC08929 DSC08907 DSC08908

Gevrey-Chambertin Labouré Roi 1949

DSC08911 DSC08905 DSC08906

Château Chalon Fruitière Vinicole de Voiteur 1959

DSC08903DSC08903 - Copie

Château Caillou Barsac 1943

DSC08912

Château Coutet 1922

DSC08927 DSC08914

Dîner au restaurant Hélène Darroze at the Connaught samedi, 13 septembre 2014

Après le pantagruélique déjeuner au restaurant Alain Ducasse au Dorchester, une pause était nécessaire. L’avantage d’un hôtel au centre de Mayfair, c’est qu’on se rend à pied dans tous les lieux de vie les plus chics même si les taxis abondent, et feraient pâlir d’envie les touristes parisiens. Se promener dans Mayfair permet de constater à quel point le luxe se trouve à Londres plus qu’à Paris où il se cache.

Nous pénétrons à l’hôtel Connaught où Ferraris, Rolls Royce et autres occupent les abords. Le restaurant Hélène Darroze at the Connaught bénéficie de la même décoration raffinée que l’hôtel, avec des bois lourds et très foncés. La souriante directrice Sandrine est la femme du directeur du Ducasse Dorchester, ce qui permet de supposer que le tamtam a fonctionné depuis les discussions intéressantes que nous avons avec Damien et Vincent.

Le choix du menu est très original. On nous donne un boulier, avec de belles billes blanches sur lesquelles est inscrit un mot clef. On peut choisir 5, 7 ou 9 billes qui vont composer le menu, chaque bille étant expliquée dans un court texte collé sur un support en bois.

Mon choix sera : Caviar / Hake / Cep / Lamb / Fig.

Détaillons : Oscietra Kaviari, cauliflower, cucumber, hazelnut / Hake : Nahikori de Saint-Jean de Luz, coco beans, clams, calamari, salsa verde / Cep de Clermont-Ferrand, walnut, lardo du Colonnatta, frog legs / lamb Axuria Basque country, carrot, tandoori, Greek yoghurt, mint / Violet Fig from Var, Greek yoghurt, Port, sesame.

La carte des vins est de loin la plus riche de ce que j’ai rencontré jusqu’ici à Londres. Pour beaucoup de maisons de champagne il y a cinq ou six millésimes, ce qui est remarquable. Les prix sont aussi londoniens que dans les autres restaurants ce qui fait que le vin rare est sur une autre échelle tarifaire à Londres par rapport à Paris.

J’ai choisi un Champagne Laurent Perrier Grand Siècle, dont Mirko, le sympathique sommelier d’origine italienne, me dit qu’il est d’arrivage récent. Le champagne est servi un peu chaud aussi faut-il le frapper pour qu’il soit agréable à boire. Encore tiède, il est pataud et manque d’expressivité. Frais, il redevient noble, équilibré et de belle complexité.

Le caviar n’est pas très mis en valeur par les saveurs qui l’accompagnent. Il eût probablement fallu ne garder que la délicieuse gelée de concombre. Le merlu est un beau poisson et le plat aux saveurs multiples est très bien intégré. Les raviolis de cèpes et cuisses de grenouilles avec un coulis d’ail forment un plat gourmand et généreux. C’est un plat de plaisir pur. La grouse qu’a prise mon amie est tellement tendre qu’on dirait un pigeon. L’agneau est superbe, goûteux, en deux préparations très tendres.

Mirko me fait goûter à l’aveugle un Mullineux Granite Syrah Swartland Afrique du Sud 2010 dont la syrah est reconnaissable à son évocation de poivron vert. Le final du vin est un peu abrupt.

Curieusement, le champagne même frais ne rafraîchit pas. Il est opulent, tapisse le palais, jouit d’une belle longueur mais ne rafraîchit pas. Le dessert à la figue est très agréable et léger.

Le repas dans ce restaurant d’Hélène Darroze est enthousiasmant.

Nous avons rencontré Mirko le lendemain matin pour parler de dîners de vins anciens. Mirko nous a montré sa belle cave dont il est fier.

En trois jours, grâce à mon amie française londonienne j’ai fait une visite de quatre restaurants de haut niveau et de deux cavistes impressionnants. Dans un monde qui bouge, on peut constater que Londres bouge, Londres vit, épouse son temps, beaucoup plus qu’un Paris frileux, anxieux même s’il a de beaux restes. C’est Londres qui a fait bouger le vin de Bordeaux par ses exigences de qualité il y a quelques siècles. Y faire quelques dîners de vins anciens, comme celui n° 28 que j’ai fait au Gavroche de la famille Roux pourrait être un joli challenge.

20140912_201750

les billes pour composer son menu et mon choix de cinq billes

20140912_202426 20140912_203526

les explications sur un petit chevalet recto-verso

20140912_202808 20140912_202811 20140912_202815 20140912_202756

20140912_203823

20140912_221914 20140912_221940

20140912_203552 20140912_205837 20140912_212210 20140912_214251 20140912_220009 20140912_223706

visite d’un caviste : « Hedonism Wines » et déjeuner au restaurant Alain Ducasse at the Dorchester samedi, 13 septembre 2014

La journée du lendemain du séjour à Londres commence par la visite d’un caviste : « Hedonism Wines ». Clayton qui nous accueille, directeur de la boutique, est souriant. Il est enthousiaste et passionné. Cette cave a été fondée il y a deux ans par un jeune russe richissime qui a investi des sommes colossales pour avoir tout ce qui se fait de mieux et de plus rare. Comment en deux ans a-t-il pu constituer un trésor que n’ont pas acquis des maisons pluriséculaires ? Mystère. C’est une caverne d’Ali Baba où j’ai pu voir deux Yquem 1811, des Romanée Conti comme s’il en pleuvait et une collection unique au monde de Penfolds Grange australien. Le jeune russe est apparu dans la boutique, suivi de journalistes qui l’ont interviewé et de décorateurs qui lui ont proposé des articles de décoration pour cette cave artistiquement agencée.

Comme nous cherchons des vins sur les mêmes pistes de chasse, y aura-t-il un intérêt à créer des événements en commun ? C’est relativement peu probable, mais qui sait ? Cette cave impressionnante et probablement l’une des plus imposantes au monde.

Après cette visite au cours de laquelle j’en ai « pris plein les mirettes », nos pas nous portent vers l’hôtel Dorchester où se trouve le restaurant Alain Ducasse at the Dorchester. Damien, le directeur et Vincent, le chef sommelier sont d’une amabilité joyeuse et attentionnée.

Le menu que je prends comporte : belles langoustines d’Ecosse, Granny Smith, avocat, vinaigrette coraillée / Flétan au bouillon, coquillages à la marinière / pigeonneau d’Anjou à la broche, girolles et pousses d’épinard.

Dans une liste des vins intelligente où il faut louvoyer tant les prix sont londoniens, je choisi un Champagne Larmandier-Bernier Terre de Vertus 1er Cru 2008 non dosé. Il est d’une grande pureté, d’une grande clarté de dessin et de dessein. Il est franc, gastronomique, superbe. Il est agréablement chatouillé par la belle mise en bouche de crabe du Dorset en gelée et cristal caviar de Chine.

Pour le superbe pigeon, Vincent m’apporte un verre de Morey-Saint-Denis « La rue de Vergy » Domaine Perrot-Minot 2008. Ce vin est superbe de délicatesse, très bourguignon, au beau fruit un peu évolué. Il réagit à merveille sur le pigeon et je félicite Vincent de sa suggestion. Le tournedos de bœuf Rossini de mon amie est accompagné d’un foie gras exceptionnel.

Le fruit du Perrot-Minot est un régal. Le vin est frêle, fragile, tout en suggestion et j’adore.

Avec une évidente envie de nous faire plaisir, nos serveurs ont ajouté trois desserts à ceux du menu, dont l’invraisemblable baba au rhum. On nous propose de choisir l’un des quatre rhums en sentant les bouchons. Je choisis le rhum blanc, plus typé et direct que les bruns. Ce baba est une des sept (maintenant huit) merveilles du monde. Et, étonnement complémentaire, le champagne accompagne bien ce dessert à se damner.

Londres deviendrait-elle une capitale gastronomique ? Elle en prend le chemin.

2014-09-12 11.22.40

on remarque ci-dessus des casiers en bois très élégants. Mais il y a aussi ces suspensoirs à l’imagination débridée (ci-dessous)

2014-09-12 12.04.11

une unique collection de Penfolds Grange

2014-09-12 12.23.14

vue d’une rue de Londres

20140912_124701

hall d’entrée du Dorchester

20140912_171727

jolies serviettes brodées

20140912_152317

20140912_132712 20140912_132726

20140912_144454

20140912_132537 20140912_132541 20140912_133856 20140912_135353 20140912_135401 20140912_142326 20140912_142332 20140912_145014 20140912_154638 20140912_154646 20140912_155009 20140912_155158 20140912_155201 20140912_160943 20140912_161341 20140912_161421

Dîner au restaurant Galvin at Windows à Londres samedi, 13 septembre 2014

Après un thé au bar de mon hôtel pour se remettre des visites, nous faisons une pause dans l’exploration des lieux qui pourraient accueillir des dîners de vins anciens et nous nous rendons tous les trois au restaurant Galvin at Windows qui surplombe Londres et offre une vue magnifique que nous ne devons pas rater. Lorsque l’on entre, des hôtesses gravures de mode scrutent si nous sommes assez riches et célèbres pour accéder à ce saint des saints. C’est un peu le style d’accueil que pratiquent les lieux très branchés de Miami.

Apparemment l’examen visuel est passé avec mention car notre sommelier et notre serveur seront d’une grande amabilité. La carte des vins est beaucoup moins fouillée que celle du Marcus, avec des prix plus raisonnables toutefois. Je ne sais pas quelle mouche m’a piqué de proposer à mes deux jolies compagnes de prendre le menu dégustation. Tout mon régime d’été va s’écrouler, jugez-en : amuse-bouche / seared Scottish scallops, celeriac velouté, apple compote & truffle / salad of heirloom tomatoes, buffalo mozzarella, watermelon & black olive caramel / Poached fillet of Norwegian halibut, ragoût of mushroom, shellfish and sea beet / Iberico pork « presa », piperade, cumin, lemon & white polenta / marinated pineapple, vanilla cheesecake mousse & fennel granite.

Le menu compte aussi un fromage après les desserts. Nous l’avons ignoré. La cuisine du chef Joo Won est classique, solide, fondée sur de beaux produits. Le plat de tomates est un patchwork de saveurs contraires. Le flétan est le plus beau plat. Le porc est un peu ferme mais goûteux. C’est une cuisine agréable.

Le Champagne Clos des Goisses Philipponnat 2000 a une jolie couleur qui commence à dorer. Il a beaucoup de matière. Il est solide, de belle acidité. Ce qui frappe c’est surtout le miel, puis les suggestions lactées. Il est très gastronomique et se marie à merveille avec les coquilles Saint-Jacques.

Le Beaune Grèves Vigne de l’Enfant Jésus Bouchard Père & Fils 2007 est merveilleux sur la sauce champignonnée du flétan. L’accord est saisissant. Le vin a un beau fruit et joue sur la délicatesse. Il est subtil, élégant, raffiné. Son fruit est beaucoup plus puissant que ce que le millésime suggérerait. Il a un beau final et une vivacité qui me séduit. Le vin s’épanouit sur la polenta et montre un alcool conquérant.

Grâce au service attentionné nous avons passé un repas joyeux et animé. L’adresse vaut qu’on s’y intéresse. Il ne fallut pas longtemps pour que Morphée me tende ses bras.

2014-09-11 19.44.53

2014-09-11 22.08.14 2014-09-11 22.08.06

2014-09-11 22.05.11 2014-09-11 22.05.23 2014-09-11 22.05.16

2014-09-11 19.48.38

2014-09-11 19.48.55 2014-09-11 19.48.52

2014-09-11 19.56.02 2014-09-11 20.17.48 2014-09-11 20.33.17 2014-09-11 20.49.30 2014-09-11 21.17.49 2014-09-11 21.42.21 2014-09-11 21.54.23

Visite de Berry Brothers & Rudd, légendaire caviste londonien samedi, 13 septembre 2014

Une collaboratrice de ma société, qui partage son temps entre Londres et Paris, nous rejoint pour la visite d’un caviste.

Nous nous rendons au siège de Berry Brothers & Rudd, le légendaire caviste londonien, dont la cave est riche de 8,5 millions de bouteilles, ce qui est assez incroyable, mais Steffan qui nous reçoit indique qu’il y a dans ce stock des vins qui appartiennent à des clients qui les ont achetés et laissés dans les caves de Berry Bros.

Berry Bros était depuis 1765, un marchand de cafés et d’épices. Une imposante balance pesait les sacs de café et une coutume inimaginable est apparue : l’aristocratie londonienne venait se peser chez Berry Bros qui gardait des cahiers d’archives de ces pesées. Il y a donc une bibliothèque riche d’enseignements sur l’évolution du poids de ces notables depuis 1765 puisqu’on pouvait suivre le poids des clients à travers les âges, avec leurs explications sur les écarts telles que : « je porte des bottes lourdes » ! Nous visitons les caves aux trésors innombrables et les salles de réunion de toutes tailles et de tous styles. Berry Bros organise des dégustations de toutes formes et de tous publics. Serait-il possible d’organiser des événements en commun ? La question est posée, car il serait assez facile de trouver des intérêts qui nous rassemblent, le mien étant que l’on boive mes vins anciens, mon obsession permanente. Nous verrons si une petite graine peut germer.

déjeuner au restaurant Marcus à l’hôtel Berkeley à Londres samedi, 13 septembre 2014

Une fidèle académicienne de l’académie des vins anciens vit à Londres. Elle m’a préparé un périple gastronomique pour que je puisse envisager d’organiser des dîners de wine-dinners à Londres. Le trajet par Eurostar est facile et tranquille. Il présente l’avantage majeur sur l’avion d’arriver au centre de Londres. Un taxi me conduit à mon hôtel, The Chesterfield Mayfair, situé à portée de marche des endroits que je visiterai.

Nous allons déjeuner au restaurant Marcus à l’hôtel Berkeley. Nous y sommes accueillis chaleureusement par une équipe souriante. La carte des vins est abondante mais il y a des prix londoniens, c’est-à-dire stratosphériques. Je repère un chambertin qui fait partie de mes chouchous dont le prix est environ vingt fois le prix que j’ai payé. Il faut donc louvoyer dans la carte pour espérer trouver de bonnes pioches. Le dévolu sera jeté sur un Château de Fonsalette Côtes du Rhône 1996.

Je choisis dans le menu : ris de veau aux amandes et nectarine / grouse avec fenouil, haricots et figues.

Le sommelier Michael est charmant et nous propose de nous offrir quelques vins au verre avant l’arrivée du vin du Rhône. Le premier est un Riesling Langenlois Loiserberg autrichien Kamptal Weszelli 2012. Il a un joli nez, une attaque très jeune, un beau fruit et un final très frais. Sa belle structure est celle d’un vin un peu fumé évoquant la noisette grillée. Le ris de veau de qualité est cuit à la perfection.

Le Helus Belus blanc Roussanne 2012 de Santa Barbara Californie 2012 est plus lourd, plus pataud et a plus d’alcool que le riesling ciselé. Il lui faudrait deux ans de plus.

Le Puligny-Montrachet Premier Cru sous le Puits Domaine Larue 2012 est plus joli que la Roussanne. Il a une belle acidité. Il manque d’ampleur mais est très agréable dans sa fraîcheur. Il est très jeune.

Si l’on pense à un dîner de vins anciens, il faudrait que le ris de veau reste accompagné de sa crème goûteuse mais abandonne les amandes et la nectarine qui détournent du goût principal.

Le chef décide d’ajouter à notre menu un turbot aux escargots, échalotes et gnocchis. Ce plat est délicieux. Michael nous sert un verre de Mioni Frioli Colli Orientali Ribolla Gialla Italie 2011. Le vin du nord de l’Italie est riche et marche divinement bien avec la sauce du gnocchi. Il est simple, direct, plein en bouche, de belle minéralité. Une gentille curiosité.

La grouse est absolument parfaite, beaucoup plus tendre que ce que j’attendais. Le Château de Fonsalette Côtes du Rhône 1996 a un nez superbe, une belle attaque, mais tout-à-coup tout s’arrête. Le vin n’a pas de final, ce qui limite le plaisir. Il évoque l’olive verte avec une légère trace de poussière. On dirait que le vin est « twisté », c’est-à-dire qu’il a perdu de sa cohérence.

J’ai goûté l’agneau qu’avait choisi mon amie, tendre et joliment épicé. Nous avons ensuite discuté avec Alison, la responsable des événements et le sommelier. Une jolie salle pourrait accueillir des dîners de vins anciens. La cuisine est excellente, le service est dynamique et attentionné. Marcus pourrait être un point d’ancrage de beaux dîners.

2014-09-11 12.00.21

2014-09-11 12.34.04

2014-09-11 14.12.47

2014-09-11 12.48.16 2014-09-11 12.48.26

2014-09-11 12.47.29 2014-09-11 12.47.45

2014-09-11 12.55.02

2014-09-11 13.12.35 2014-09-11 13.12.25

2014-09-11 12.41.20 2014-09-11 12.41.15

2014-09-11 12.49.28 2014-09-11 13.43.43 2014-09-11 13.43.48 2014-09-11 13.43.52

Retour à Paris après 3 mois de sud mardi, 9 septembre 2014

Un membre de l’académie des vins anciens m’invite à déjeuner au restaurant Taillevent. La décoration du rez-de-chaussée, et l’agencement général de l’espace ont été revus et cela donne un coup de jeune à cette table institutionnelle. L’équipe est toujours souriante et accueillante. On se sent bien en ce lieu chaleureux.

Le menu du déjeuner est joliment conçu. Nous choisissons des œufs brouillés au homard et une pintade aux petites pommes de terre et giroles, fromage et dessert à la fraise. L’amuse-bouche, croustillant de langoustine, donne le ton. La cuisine est remarquable d’exécution, avec une sérénité qui permet de jouer juste. Pas d’épate, pas d’esbroufe, la cuisine est claire limpide, avec des dosages de grande distinction.

La bonne résolution de ne rien boire est écornée tout d’abord par un verre de Champagne Bollinger 2004 un peu âpre d’attaque mais qui montre qu’il est vineux et complexe. Un champagne qui en impose. La résolution chavire avec un verre de Chante Coucou, Côtes du Marmandais Elian da Ros 2007 fort joyeux, d’un beau fruit joliment ciselé. On pourrait reprocher un manque d’ampleur, mais le vin dans sa logique est une belle surprise de justesse et d’équilibre du fruit.

Reprendre la vie parisienne après les vacances au Taillevent, c’est aller tout de suite au meilleur.

2014-09-09 13.09.16

2014-09-09 12.50.37 2014-09-09 12.55.17 2014-09-09 13.07.53 2014-09-09 13.25.00 2014-09-09 13.36.41

Page 1 sur 34212345102030Dernière page »