Wednesday, April 2. 2008Académie des vins anciens - 8ème séance - le récit
La 8ème séance de l’académie des vins anciens s’est tenue au restaurant Macéo. Mark Williamson, propriétaire des lieux et grand amateur de vins nous a fait le plaisir de nous offrir un liquoreux, geste que j’ai particulièrement apprécié. Nous étions 34 répartis en deux groupes qui ont bu chacun 21 ou 22 vins. En voici la liste dans l’ordre de service : Groupe 1 : 1 - champagne Besserat de Bellefon non millésimé - 2 - Champagne Le Brun de Neuville blanc de blancs 1998 - 3 - magnum de champagne Dom Pérignon Rosé 1978 - 4 - Meursault Calvet 1966 - 5 - Puligny-Montrachet Ph. Meunier 1949 - 6 - Château Montrose 1975 - 7 - Château Brane Cantenac 1964 - 8 - Château Moulinet 1955 - 9 - Château Lafite-Rothschild 1965 - 10 - Pomerol 1934, mise de Luze, étiquette et année non lisible - 11 - Château Rauzan Segla 1921 - 12 - Corton Clos de la Vigne au Saint Louis Latour 1969 - 13 - Clos de Tart 1964 - 14 - Pommard Epenots Marie André 1953 - 15 - Bourgogne grand vin des caves du chapitre, Jaffelin, probable 1934 - 16 - Chateauneuf du Pape Hugues 1959 - 17 - Vega Sicilia Unico 1959 - 18 - Langoiran, Truilhé, 1957 (moelleux) - 19 - Château Sigalas Rabaud 1962 - 20 - Château Gilette "Crème de tête" 1979 - 21 - Gewurztraminer Vendanges Tardives SGN Hugel 1934 - 22 - Rivesaltes ambré Cuvée Prémice 1932. Groupe 2 : 1 - champagne Besserat de Bellefon non millésimé - 2 - Champagne Brut Prince De Bourbon Parme Abel Lepitre Reims 1975 - 3 - magnum de Dom Pérignon Rosé 1978 - 4 - Domaine de Darrouban, Grande réserve, G Subervie et fils, (Graves sec) 1957 - 5 - Montrachet Bichot 1933 - 6 - Clos Triguedina 1962 (Cahors) - 7 - Château Nénin 1984 - 8 - Château Beychevelle 1952 - 9 - Château Talbot 1959 - 10 - Château Calon ségur 1934 (année illisible) - 11 - Gevrey-Chambertin "Clos Prieur" Domaine Harmand-Geoffroy 1973 - 12 - Bonnes Mares Négoce 1966 - 13 - Santenay Clos de Tavanne, de Fauconnet Négociant 1959 - 14 - Vosne-Romanée « Clos des Réas », Pedrizet & Cie 1928 (3/4 cms) - 15 - Bonnes-Mares, Charles Bernard 1915 (6/7 cms) - 16 - Chateauneuf Du Pape Mont Redon 1957 (année illisible) - 17 - Château Suduiraut 1969 - 18 - Château Beau-Site Monprimblanc 1937 - 19 - Domaine du Pin Premières Côtes de Bordeaux 1937 - 20 - Château Coutet 1967 - 21 - Rivesaltes ambré Cuvée Prémice 1932. Une fois de plus une extrême générosité côtoie un certain manque d’implication dans le choix des vins. Il est assez difficile de refuser certaines bouteilles à des habitués, car la grande majorité des présents sont des fidèles. La qualité ‘globale’ est exceptionnelle chacun des académiciens pouvant accéder à des vins rares dans les meilleures conditions. Deux bouteilles me sont apparues particulièrement curieuses. J’avais demandé que les bouteilles soient livrées au siège de la maison Henriot qui est propriétaire de Bouchard Père & Fils. Je demande à ma correspondante au téléphone de me lire les étiquettes. On m’avait annoncé Château Beychevelle 1952. Quand je demande les noms elle me dit : « Bouchard Père & Fils, Château Beychevelle 1952 ». Je lui dis que c’est impossible, pensant qu’elle lisait le document d’envoi d’un académicien. Elle me dit : « non, non, c’est ce qui est sur l’étiquette ». Je n’insiste pas, mais je n’y crois pas. Or l’étiquette lui donne raison, le Beychevelle étant embouteillé par le négociant Bouchard Père et Fils, avec le sigle habituel de cette maison. L’autre étiquette amusante est un Chateauneuf du Pape 1959 sur lequel je lis : « Qualitätswein abgefüllt bei R. Hugues in La Valette (Var) Frankreich ». Un vin du Rhône embouteillé en Provence près de Toulon par un négociant qui imprime son étiquette en allemand, apporté par un ami académicien russe, c’est un cheminement cosmopolite qui n’a pas particulièrement suivi le plus court chemin. Le menu composé par le restaurant n’a pas vocation à « coller » aux vins, compte tenu de l’extrême diversité : crème de petits pois glacée, citron confit à l’huile d’argan / petit tartare de bar, chair de crabe et quinoa aromatique / aiguillette de saint-pierre, têtes d’asperges vertes, fin ragoût printanier / noisette de veau fermier, croustilles de céleri, rouelle d’oignons frits en salade pimentée / poires rôties compressées, fine dentelle oranges / chocolat tendre et pipérade de poivrons sésame. Il fut agréablement apprécié. Venons-en aux vins bus ce soir. Le champagne Besserat de Bellefon non millésimé est prévu pour tous en apéritif debout. Présent dans ma cave depuis dix ans environ, il a gagné en sérénité. Des tons de noix, de brioche, lui donnent un équilibre et une présence en bouche appréciables. Je lui trouve beaucoup d’intérêt, plus qu’au Champagne Le Brun de Neuville blanc de blancs 1998 de ma cave que nous buvons en passant à table et qui ne m’émeut pas. Le magnum de champagne Dom Pérignon Rosé 1978 impressionne déjà par la beauté de son flacon. La bulle est presque évanouie mais le vin pétille en bouche. Il est très fin, subtil, de belle acidité, et a une persistance aromatique en bouche remarquable. Il n’a pas l’émotion que donne son puiné le 1990, mais c’est un grand champagne.
Un ami m’apporte une goutte du Montrachet 1933 Bichot qui révèle une race assez extraordinaire d’évocation sous le voile d’une légère fatigue. Le Château Montrose 1975 est une magnifique surprise. Son nez est superbe, de fruits rouges. Son goût est très pur. Il est plus grand que ce que j’imaginais. Le Château Brane-Cantenac 1964 fait plus fatigué, même si l’on sent que c’st un vin racé. On m’apporte quelques gouttes du Clos Triguedina Cahors 1962. Il est vraiment très typé Cahors, avec une belle personnalité. Le vin qui me fait bondir de joie, c’est le Château Moulinet 1955 un pomerol absolument parfait. L’année est belle et le vin est en ce moment à un optimum, car on ne peut lui trouver aucun défaut. Je me suis levé pour en faire part tous nos amis. Le Château Lafite-Rothschild 1965 a une couleur nettement plus vieille que le Moulinet, pourtant son ainé de dix ans. Une infime trace de bouchonné n’est pas suffisante pour expliquer sa mauvaise performance. Le Pomerol 1934, mise de Luze, étiquette et année non lisible mais confirmée par son apporteur fait un peu torréfié mais ne manque pas d’intérêt.
Le Corton Clos de la Vigne au Saint Louis Latour 1969 est la bouteille de ma cave sur laquelle je fondais mes espoirs. C’est un vin magique et d’une finesse rare. Distingué tout en étant bourguignon, il flatte les papilles. Le Clos de Tart 1964, cadeau de Sylvain Pitiot donné en son absence a un final en fanfare. Il n’est peut-être pas aussi brillant qu’il pourrait l’être, mais c’est un grand vin. Le Pommard Epenots Marie André 1953 est tout doucereux, mais d’un final désagréable. C’est un vin fatigué. Le Bourgogne grand vin des caves du chapitre, Jaffelin, probable 1934, vin ordinaire, se comporte largement au dessus de toute espérance. C’est un vin agréable. Le Chateauneuf du Pape Hugues 1959, celui qui a l’étiquette en allemand, semble avoir une belle entame, mais le final est affreux. Le Vega Sicilia Unico 1959 montre sa noble origine, mais il est trop en sourdine. Ses accents chocolatés sont moins perçants qu’ils ne devraient. On m’apporte une goutte du Bonnes-Mares, Charles Bernard 1915, mais son nez est marqué par la mort. Sa bouche a quelques traces, mais le vin est mort.
Le Langoiran, Truilhé, 1957 (moelleux) est décevant. Le Château Sigalas Rabaud 1962, cadeau de Mark Williamson, est exactement ce qu’on en attend, à peine dévié. Le Château Gilette "Crème de tête" 1979 est superbe. C’est un grand sauternes. Le Gewurztraminer Vendanges Tardives SGN Hugel 1934 est sans doute la bouteille la plus rare de cette soirée, apportée par Jean Hugel toujours aussi vaillant et pétillant, qui fera un discours positif qui m’a mis du rouge aux joues tant il m’a fait de compliments. Son vin est devenu sec, d’une complexité inimaginable. Ce vin est une leçon. Le Rivesaltes ambré Cuvée Prémice 1932 est un vin de volupté pure. L’accord avec le chocolat est trop, comme on dit dans les cours de récréation. Il a des accents de griottes. Le Domaine du Pin Premières Côtes de Bordeaux 1937 de ma cave que l’on m’apporte maintenant me remplit de joie, car il a un charme frais d’agrumes et de mandarine qui le placerait au niveau des sauternes plus qu’à celui de son appellation. Le Château Coutet 1967 qu’on m’apporte est très frais, léger, doté d’un trace d’épices. C’est un vin plaisant. Pour finir sur un palais frais avec les petits chocolats qui nous sont apportés, il n’y a rien de mieux que le rivesaltes frais et charmeur. On voit que les vins ont été de d’une qualité générale extrême, les quelques bouteilles fanées ne nuisant pas à l’impression d’ensemble. L’académie a pleinement joué son rôle de partage de vins anciens. L’atmosphère amicale et enjouée est un plaisir de plus. Cette huitième séance fut un grand succès. J’ai créé un concept qui s’appelle « PAME – PIME – PUME » pour exprimer comment un vin se situe par rapport à mes attentes. Les sigles sont en anglais : « performed above my expectation, performed within (in) my expectation, performed under my expectation ». Il est intéressant d’utiliser ce critère pour des vins aussi variés. La différence fondamentale entre une notation et ce concept, c’est qu’une notation prétend à l’universalité, alors que je ne juge que par rapport à mon attente. C’est personnel, ressenti et non biblique. Les PAME, qui m’ont positivement surpris, dans l’ordre des surprises en partant de la plus grande, sont : Château Moulinet 1955 - Corton Clos de la Vigne au Saint Louis Latour 1969 - Meursault Calvet 1966 - Rivesaltes ambré Cuvée Prémice 1932 - Château Montrose 1975 - Domaine du Pin Premières Côtes de Bordeaux 1937 - Champagne Besserat de Bellefon non millésimé - Château Rauzan Segla 1921. Les PIME, qui se sont comportés comme je l’attendais sont ici classés en fonction de leur valeur intrinsèque : Gewurztraminer Vendanges Tardives SGN Hugel 1934 - magnum de champagne Dom Pérignon Rosé 1978 - Château Gilette "Crème de tête" 1979 - Clos de Tart 1964 - Château Sigalas Rabaud 1962 - Château Coutet 1967 - Pomerol 1934, mise de Luze, - Puligny-Montrachet Ph. Meunier 1949 - Bourgogne grand vin des caves du chapitre, Jaffelin, probable 1934 - Champagne Le Brun de Neuville blanc de blancs 1998. Les PUME, qui m’ont plutôt surpris par une performance négative par rapport à l’image que j’en avais, allant du plus petit écart au plus grand sont : Montrachet Bichot 1933 - Château Brane Cantenac 1964 - Vega Sicilia Unico 1959 - Pommard Epenots Marie André 1953 - Langoiran, Truilhé, 1957 (moelleux) - Château Lafite-Rothschild 1965 - Chateauneuf du Pape Hugues 1959 - Bonnes-Mares, Charles Bernard 1915. Le jugement final, du plaisir pur, combinant la classe intrinsèque et le plaisir du moment est le suivant : Gewurztraminer Vendanges Tardives SGN Hugel 1934 - magnum de champagne Dom Pérignon Rosé 1978 - Corton Clos de la Vigne au Saint Louis Latour 1969 - Château Moulinet 1955 - Rivesaltes ambré Cuvée Prémice 1932 - Château Montrose 1975 - Domaine du Pin Premières Côtes de Bordeaux 1937. La 8ème académie des vins anciens a atteint ses objectifs. Vivement la suivante. Académie des vins anciens - 8ème séance - groupes et ouverture
Impressionnantes photos de groupes :
L'ouverture des vins (j'en ai ouvert plus de trente sur les 43, un ami m'aidant pour les autres), c'est un grand champ de bataille.
Pour un beau résultat :
Groupes partiels :
Quel bel ensemble ! Académie du 2 avril 2008 - les vins
Voici les vins qui sont annoncés : Bonnes-Mares, Charles Bernard 1915 (6/7 cms) Château Rauzan Segla 1921 Vosne-Romanée « Clos des Réas », Pedrizet & Cie 1928 (10 cms) Rivesaltes Ambré Cuvée Prémice 1932 Montrachet Bichot 1933 -
Pomerol 1934, mise de Luze, étiquette et année non lisible
Bourgogne grand vin des caves du chapitre, Jaffelin, probable 1934 Château Calon ségur 1934 Gewurztraminer Sélection de Grains Nobles Hugel 1934 Domaine du Pin Premières Côtes de Bordeaux 1937 Chateau Beau-Site-Monprimblanc 1937 Puligny-Montrachet Ph. Meunier 1949 Château Beychevelle 1952 curieusement embouteillé par Bouchard Père & Fils Château Moulinet 1955 Pommard Epenots Marie André 1953 capsule amusante. Je suppose que c'est avec ce Pommard ? Chateauneuf Du Pape Mont Redon 1957 (année illisible) Langoiran, Truilhé, 1957 (moelleux) Domaine de Darrouban, Grande réserve, G Subervie et fils, (Graves sec) 1957
Château Talbot 1959 Vega Sicilia Unico année 1959 Santenay Clos de Tavanne, de Fauconnet Négociant 1959 Chateauneuf du Pape Hugues 1959 (étiquette imprimée près de Toulon, en allemand !) Clos Triguedina Cahors 1962 Clos de Tart 1964 Chateau Brane-Cantenac 1964 Chateau Lafite-Rothschild 1965 Meursault Calvet 1966 Bonnes Mares Négoce Lionel J. Bruck 1966 - Corton Clos de la Vigne au Saint Louis Latour 1969 Château Suduiraut 1969 Gevrey-Chambertin "Clos Prieur" Domaine Harmand-Geoffroy 1973 Chateau Montrose 1975 Champagne Brut Prince De Bourbon Parme Abel Lepitre Reims 1975 magnum de Dom Pérignon Rosé 1978 Château Gilette "Crème de tête" 1979 Chateau Nénin 1984 (est-ce vieux ?) Champagne Le Brun de Neuville blanc de blancs 1998 champagne Besserat de Bellefon non millésimé champagne Besserat de Bellefon non millésimé Académie des vins anciens - 8ème séance
Informations sur la 8ème séance de l’académie des vins anciens du 02 avril 2008 : Lieu de la réunion : restaurant Macéo 15 r Petits Champs 75001 PARIS 01 42 97 53 85 Date de la réunion : c'est le 02 avril à 19 heures, heure absolument impérative. Coût de la participation : 120 € pour un académicien qui vient avec une bouteille ancienne. 240 € pour les académiciens sans bouteille. Chèque à adresser dès maintenant à l'ordre de "François Audouze AVA" à l'adresse suivante : François Audouze société ACIPAR, 18 rue de Paris, 93130 Noisy-le-Sec. Inscription : dès le 5 décembre 07 par mail à François Audouze Proposition de vins anciens : dès le 5 décembre 07 (indiquer toutes informations sur l’état et le niveau). Toute bouteille proposée doit être agréée par François Audouze Dates limites : comme nous sommes proches de la date de réunion : livrer les bouteilles au plus vite. Envoyer votre chèque avant le 15 mars, date vraiment limite. Livraison des bouteilles : Si vous déposez les bouteilles, faites le au bureau de la maison de champagne Henriot 5 rue la Boétie 75008 PARIS - tél : 01.47.42.18.06. C'est au deuxième étage. Indiquez bien votre nom sur votre paquet, mais surtout, n'écrivez rien sur les bouteilles et ne collez rien sur les bouteilles. Si vous expédiez les bouteilles, faites le à l'adresse de mon bureau : François Audouze société ACIPAR, 18 rue de Paris, 93130 Noisy-le-Sec, et je les garderai dans ma cave. Informations complémentaires : Vous pouvez vous informer sur les précédentes réunions en regardant sur le blog. Monday, December 3. 2007Académie des vins anciens - 7ème séance
L’académie des vins anciens a tenu sa 7ème séance au restaurant Macéo qu’anime un amoureux du vin que nous ne vîmes malheureusement pas. Dans la salle du premier étage aux stucs surannés charmants, nous étions 39 académiciens ce qui permit de former trois groupes de treize convives goûtant chacun de treize à quatorze vins puisque nous en avions plus de quarante. Voici les trois groupes de vins : Groupe 1 - Champagne Besserat de Bellefon non millésimé - Malvoisie Bodegas El Griffo, Lanzarotte # 1957 - Y d'Yquem 1978 - Chablis Maison Bichot 1929 - Château Bellevue (Montagne Saint-Emilion) 1961 - Cos d'Estournel 1942 - Moulin à vent Patriarche Père & Fils 1959 - Pommard (négoce illisible) 1923 - Martinez Lacuesta Reserva Especial de 1960 - Vega Sicilia Unico 1953 - Arbois jaune Louis Carlier 1953 - Pinot gris Sélection de Grains Nobles Hugel 1976 - Château Bernisse Castelnau Sauternes 1961 - Château La Tour Blanche, sauternes 1928. Groupe 2 - Champagne Besserat de Bellefon non millésimé - champagne Delamotte 1990 - Vin Fou d’Henri Maire 1955 - Pouilly Fumé Baron de L Ladoucette magnum 1982 - Domaine Haut De Callens (Beautiran) Graves Supérieures 1/2 Sec 1964 - Château Léoville Las Cases 1945 - Cos d'Estournel 1933 - Echézeaux Jaboulet Vercherre 1973 - Hermitage La Sizeranne Chapoutier années 50 - Rioja El Siglo 1959 - Vin Jaune ROLET 1979 - Gewürztraminer Vendanges Tardives Domaine Weinbach Collette Faller 1976 - Moscato Passito di Pantelleria 1971 - Pedro Ximenez 1927. Groupe 3 - Champagne Besserat de Bellefon non millésimé - champagne Delamotte 1990 - Pouilly Fumé Baron de L Ladoucette magnum 1982 - Muscadet 1969 - Bourgogne aligoté Côtes de Nuits 1962 - Puligny Montrachet Caves Nicolas 1947 - Château Clerc Milon 1982 - Château Bel Air Saint-Emilion 1966 - Pommard Thorin 1959 - Nuits Saint Georges Bouchard Ainé et Fils 1959 - Hospice de Beaune Cuvee des Dames Hospitalieres Poulet 1957 - Pommard, Hospices de Beaune, Cuvées Dames de la Charité Ets Leroy & Co 1934 - Gattinara Riserva NERVI 1977 - Château Gilette demi-doux 1954 - Château Roumieu 1955. J’avais eu un peu peur en voyant certains vins qui étaient proposés, qui ne font pas partie des icônes pour lesquelles les amateurs se battent. Mais il se trouve que les performances de la quasi-totalité des vins ont dépassé ce que l’on pouvait attendre, ce qui a entraîné que beaucoup d’académiciens ont considéré cette 7ème séance comme la plus réussie. Le menu y était aussi pour quelque chose, car nous avons fort bien dîné. Le groupe comprend de plus en plus de fidèles réguliers mais s’est ouvert aussi. Des vignerons convaincus du sens de notre démarche nous font le plaisir d’apporter quelques pièces rares de leurs caves. Je suis arrivé à 16 heures pour ouvrir tous les vins et quelques amis fidèles sont venus m’aider ce qui a rendu l’opération suffisamment rapide, même si des bouchons ont représenté de véritables casse-têtes. Nous avons constaté pour deux vins qu’ils ont été mis en bouteille dans des flacons dont le col était fortement ébréché avant le remplissage. L’un des vins a vu son bouchon tomber au moment où un ami découpait la capsule. Il a fallu le carafer. Cette séance indispensable pour que des vins aux odeurs peu civiles reviennent à la vie est l’occasion de bavardages amicaux avec les volontaires. Voici le menu : concentré avocat guacamole croustille de céleri / rouleau de saumon mi-fumé, fine brandade de cabillaud et huile de roquette / broche de Saint-Jacques condimentée, copeaux de champignons sauvages / noisette de veau fermier, doucettes en pousse et pommes de terre ratte aux petits oignons / crème prise lait de coco, figue et caramel sangria / petit bouchon sablé ‘banane chocolat’ guanaja et sirop myrtilles. J’étais dans le groupe 1 et l’on m’a fait goûter quelques vins des autres groupes dont je parlerai aussi. Le Champagne Besserat de Bellefon non millésimé a séjourné dans ma cave près de dix ans, ce qui lui donne une maturité de bon aloi. Avec un grand vigneron de champagne présent, nous nous disons qu’il est fort bon. On devrait faire vieillir en cave tous les champagnes non millésimés. Nous le buvons debout avec de fort goûteuses gougères. La Malvoisie Bodegas El Griffo, Lanzarotte # 1957 est une inconnue. Je l’avais placée avec les liquoreux dans les listes que j’avais préparées, mais en débouchant j’ai senti qu’il était sec. L’étiquette indiquant 12°, c’est par lui que nous commençons. Quelle agréable surprise ! Voilà un vin sans aucun repère. Je dirais qu’il est politiquement correct, ou glabre. Car on ne peut pas lui trouver le moindre défaut. Il n’est pris d’aucune folie, mais il est bon, simplement bon. Notre table le trouve fort agréable. L’Y d'Yquem 1978 est particulièrement joyeux et fruité. On sent toute l’expressivité des terres d’Yquem. Vin sans histoire qui expose son fruit avec un naturel charmant, il coule en bouche parfaitement. Le Chablis Maison Bichot 1929, ça c’est autre chose. On pénètre dans le monde des vins anciens avec un vin absolument convaincant. Sa palette aromatique est infinie. Il transporte comme sur un tapis volant dans un monde irréel où volent les épices, les goûts raffinés, compliqués et sensuels. C’est un immense vin extraterrestre. A ce stade, nous nous disons que ça démarre bien, car les trois blancs que nous avons bus n’ont pas le moindre défaut. Ils sont l’exacte représentation de ce qu’ils doivent être, si l’on admet que la Malvoisie ait une référence, ce qui n’était pas le cas pour moi. Et voici qu’on me tend un verre du Pouilly Fumé Baron de L Ladoucette magnum 1982, apporté par celui qui le fait. Et là aussi, ce qui me frappe, c’est la pureté de ce vin au final enchanteur, large coup de fouet qui réjouit les papilles. Quatre blancs bien faits à ce stade, c’est un bon début. Le Château Bellevue (Montagne Saint-Emilion) 1961 joue d’une voix beaucoup plus affirmée que son appellation. C’est l’année 1961 qui veut ça. Le Cos d'Estournel 1942 est un peu plus fatigué. Ces deux rouges qui viennent ensemble sont agréables, pleins d’évocations subtiles, mais on mesure le fossé qui sépare les blancs auxquels aucun reproche ne peut être fait de ces deux rouges dont les imperfections se remarquent. Deux vins fort courtois au demeurant. Et le Moulin à vent Patriarche Père & Fils 1959 vient enfoncer le clou. Car il est d’un équilibre et d’une précision qui forcent le respect. C’est un vin sensuel, joyeux, qui se boit sans histoire quand on cherche à Bordeaux les traces de noblesse dans un message parfois brouillé. Le Pommard 1923 est d’une bouteille lourde comme des vins de cette époque, et aucune indication n’est donnée sur le domaine ou sur le négoce qui l’a fait. C’est Pommard, un point c’est tout. Et dès la première gorgée, je me retrouve dans mon univers. C’est charmant, plein d’évocations nostalgiques, et c’est un vin qui m’émeut. Avec le Martinez Lacuesta Reserva Especial de 1960 on redescend sur terre. Vin charnu, puissant, un peu torréfié, il se boit bien mais ne dégage aucun frémissement de ma part. Tel n’est pas le cas du Vega Sicilia Unico 1953, insolent de facilité de langage. Ce vin parle bien, il a la voix posée, et son verbe fleuri raconte des histoires. Quel grand vin ! L’Arbois jaune Louis Carlier 1953 est vraiment fatigué. On reconnaît des lettres dans des bouteilles à la mer, mais le message est presque illisible. Le Pinot gris Sélection de Grains Nobles Hugel 1976 est absolument magnifique. Jean Hugel doyen de notre assemblée nous a fait l’amitié de se joindre à nous. Il démontre une fois de plus que ses vins anciens ont une légèreté, une fluidité et un caractère aérien spectaculaires. Ce vin est beau, précis, joyeux, fluide en bouche, et on en boirait toute la nuit. Le Château Bernisse Castelnau Sauternes 1961 fait partie d’une des huit bouteilles que j’ai apportées. Je l’ai mis pour que l’on puisse se rendre compte que de petits sauternes gagnent avec l’âge une sérénité joyeuse. Celui-ci est vraiment plaisant. On ne peut pas dire qu’il a du corps. Mais son goût est charmant. Evidemment, quand arrive le Château La Tour Blanche, sauternes 1928, on change de galaxie. Ce vin a tout pour lui. Il ressemble beaucoup au vin de Hugel au plan de la légèreté, de la facilité de son trajet en bouche. Mais l’aîné a une palette aromatique absolument exceptionnelle. C’est un vin immense. Avant d’évoquer les vins d’autres table, je fais un classement des vins de notre groupe : 1 - Château La Tour Blanche, sauternes 1928, 2 - Chablis Maison Bichot 1929, 3 - Pinot gris Sélection de Grains Nobles Hugel 1976, 4 - Vega Sicilia Unico 1953. Mais le Pommard 1923 mériterait une médaille comme la Malvoisie recueillerait le prix de l’étrangeté. On m’apporte de temps à autre un vin à découvrir. Le Vin Fou d’Henri Maire 1955 est vraiment fou. Un peu fatigué, il exprime cependant quelque chose d’inconnu, de troublant et fort charmant. Le choc est venu du Puligny Montrachet Caves Nicolas 1947 que j’avais apporté. Tout le groupe 3 se pâme d’aise devant ce vin parfait, l’un des convives me disant : « ce n’est pas possible, ils ont mis du Montrachet ! ». Et effectivement, ce vin est invraisemblablement parfait, juteux, goûteux, machû, fruité au-delà du possible, avec une longueur rare. Comme c’est le mien, je vais le mettre en tête, avant même La Tour Blanche que j’ai adorée. La surprise la plus forte est venue du Nuits Saint Georges Bouchard Ainé et Fils 1959. Ayant dû le carafer, j’ai cru lui remettre son avis de décès, et je n’aurais pas donné un centime sur sa survie. Il fit mieux que cela, il se révéla buvable, même si la torréfaction est certaine, et les tables concernées l’ont aimé. Ils ont d’ailleurs eu la chance d’avoir quatre bourgognes, dont j’ai bu quelques uns, qui étaient présents au rendez-vous qu’on leur avait donné. Chacun de groupes a pu approcher des vins qui furent de grandes surprises positives. Il y a eu quelques bouteilles fatiguées, mais dans l’ensemble, les performances furent bonnes et en tout cas supérieures à ce que donneraient des avis livresques. Les vins anciens se comportent mieux que ce que l’on croit. Cette séance fut très équilibrée. Trois groupes de treize goûtant treize à quatorze vins, c’est le bon format. La salle très adaptée, la cuisine qui suit le mouvement, tout était réuni. Il nous faut pour la suite rehausser le niveau de certains apports. L’académie des vins anciens a justifié pleinement hier les objectifs qui avaient été fixés lorsqu’elle a été créée. Académie des vins anciens - 7ème séance - photos
La photo de famille des vins apportés par les académiciens, de 1923 à 1982. On remarque dans la glace une vue partielle sur la jolie salle du restaurant Macéo. Quelques bouchons extirpés avec l'aide d'académiciens amis. L'opération d'ouverture est toujours joyeuse mais studieuse.
Une cuisine de bonne qualité nous a permis de passer un moment de grande joie oenologique. académie - vins de 1973 à 1982
Echézeaux Jaboulet-Vercherre 1973
Gewürztraminer Vendanges Tardives Domaine Weinbach Collette Faller 1976
Tokay d'Alsace Vendanges Tardives, sélection de grains nobles Hugel 1976
Gattinari Nervi, vin italien 1977
"Y" d'Yquem (qui ne s'appelle en fait pas ainsi, mais seulement "Y") 1978 Vin jaune d'Arbois Rolet Père & Fils 1979 avec un texte explicatif sur le vin jaune Baron de L Pouilly Fumé Ladoucette 1982 en magnum de la réserve de Patrick de Ladoucette, qui assistait à la réunion de l'académie des vins anciens du 3 décembre 2007. académie - vins de 1961 à 1971
Chateau Bernisse Castelnau, Sauternes 1961
Chateau Bellevue, Montagne Saint-Emilion 1961 Bourgogne Aligoté Grivelet-Cusset 1962. Il n'y a qu'à l'académie qu'on ouvre de tels vins !!!!
Où classer ce Pedro Ximenez 1927 dont le fût a été commencé en 1927. Mais que reste-t-il de cette année là ? Domaine Haut-Callens Graves Supérieures blanc demi-sec 1964. Un tel vin est typiquement dans la cible de l'académie des vins anciens qui veut montrer que ces petits vins, avec de l'âge, deviennent absolument extraordinaires. A noter l'écriture : "Graves Supérieurs", alors que l'on dit - je crois - "Graves Supérieures". A vérifier.
Chateau Bel Air Saint-Emilion 1966 J'ai mis ce Moscato passito di Pantelleria 1971 en pensant à Carole Bouquet qui a un vin similaire. Est-ce le même ? Là aussi à vérifier. académie - vins de 1954 à 1959
Chateau Gilette demi-doux 1954
Chateau Roumier Sauternes 1955. C'est tellement bon !
Hermitage la Sizeranne Chapoutier que l'on a situé vers 1955
Chateau Moulinet Pomerol 1955
Encore une Cuvée des dames hospitalières Beaune Poulet Hospices de Beaune 1957
Un Moulin à Vent Patriarche 1959 : il n'y a qu'à l'académie des vins anciens que l'on peut réaliser à quel point ces vins sont bons.
Nuits Saint Georges Bouchard Aîné 1959
Pommard J. Thorin 1959
Délicieux Rioja 1959
Ce Lanzarote est en fait un vin sec délicieux. Il est annoncé pour 1957. Mais qui sait ? académie - vins de 1934 à 1953
Pommard Cuvée des Dames de la Charité Ets Leroy 1934
Cos d'Estournel 1942
Chateau Léoville Las Cazes (on disait : Grand vin de Léoville) 1945
Puligny-Montrachet Caves Nicolas 1947 de ma cave (le plus grand vin de la soirée selon beaucoup d'académiciens)
Le vin fou d'Henri Maire 1950 : quelle curiosité !
Vega Sicilia Unico 1953 : une immense bouteille
Arbois Jaune Louis Carlier 1953 académie - vins de 1923 à 1933
je suis extrêmement ému par de telles bouteilles
Pommard 1923 origine inconnue Chateau La Tour Blanche 1928 absolument magnifique et bouchon d'origine. Sublime Chablis Fortier-Picard Maison Bichot 1929. On voit qu'il a voyagé ! Cos d'Estournel 1933 étiqueté à nouveau au chateau, mais au bouchon d'origine Séance de l'académie des vins anciens : 03 décembre 2007
Informations sur la 7ème séance de l’académie des vins anciens du 03 décembre 2007 : Lieu de la réunion : restaurant Macéo 15 r Petits Champs 75001 PARIS 01 42 97 53 85 Date de la réunion : c'est le 03 décembre à 19 heures, heure absolument impérative. Coût de la participation : 120 € pour un académicien qui vient avec une bouteille ancienne. 240 € pour les académiciens sans bouteille. Chèque à adresser dès maintenant à l'ordre de "François Audouze AVA" à l'adresse suivante : François Audouze société ACIPAR, 18 rue de Paris, 93130 Noisy-le-Sec. (attention : à compter du 26/11, ne plus adresser aucun paiement. Paiement sur place le 3/12) Inscription : dès le 1er septembre 07 par mail à François Audouze Proposition de vins anciens : dès le 1er septembre 07 (indiquer toutes informations sur l’état et le niveau). Toute bouteille proposée doit être agréée par François Audouze Dates limites : envoi du chèque : le 1er novembre. Livraison des vins : le 1er novembre. Livraison des bouteilles : Si vous déposez les bouteilles, faites le au bureau de la maison de champagne Henriot 5 rue la Boétie 75008 PARIS - tél : 01.47.42.18.06. C'est au deuxième étage. Indiquez bien votre nom sur votre paquet, mais surtout, n'écrivez rien sur les bouteilles et ne collez rien sur les bouteilles. Si vous expédiez les bouteilles, faites le à l'adresse de mon bureau : François Audouze société ACIPAR, 18 rue de Paris, 93130 Noisy-le-Sec, et je les garderai dans ma cave. Informations complémentaires : Vous pouvez vous informer sur les précédentes réunions en regardant sur le blog. Les vins annoncés (mise à jour du 29/11) soit 44 vins : champagne Delamotte 1990 - champagne Delamotte 1990 - Pouilly Fumé Baron de L Ladoucette magnum 1982 - Château Clerc Milon 1982 - Vin Jaune ROLET 1979 - Y d'Yquem 1978 - Gattinara Riserva NERVI 1977 - Pinot gris Sélection de Grains Nobles Hugel 1976 - Gewürztraminer Vendanges Tardives Domaine Weinbach Collette Faller 1976 - Château Grillet Neyret Gachet 1975 - Champagne Brut Prince De Bourbon Parme Abel Lepitre Reims 1975 - Echézeaux Jaboulet Vercherre 1973 - Moscato Passito di Pantelleria 1971 - Cape-Port SUDAFRICAIN KWV 1969 - Muscadet 1969 - Château Bel Air Saint-Emilion 1966 - Domaine Haut De Callens (Beautiran) Graves Supérieures 1/2 Sec 1964 - Bourgogne aligoté Côtes de Nuits 1962 - Château Bellevue (Montagne Saint-Emilion) 1961 - Château Bernisse Castelnau Sauternes 1961 - Martinez Lacuesta Reserva Especial de 1960 - Moulin à vent Patriarche Père & Fils 1959 - Rioja El Siglo 1959 - Pommard Thorin 1959 - Nuits Saint Georges Bouchard Ainé et Fils 1959 - Malvoisie Bodegas El Griffo, Lanzarotte # 1957 - Hospice de Beaune Cuvee des Dames Hospitalieres Poulet 1957 - Vin Fou d’Henri Maire 1955 - Château Moulinet 1955 - Château Roumieu 1955 - Château Gilette demi-doux 1954 - Vega Sicilia Unico 1953 - Arbois jaune Louis Carlier 1953 - Champagne Moët & Chandon Dry 1952 - Hermitage La Sizeranne Chapoutier années 50 - Puligny Montrachet Caves Nicolas 1947 - Château Léoville Las Cases 1945 - Cos d'Estournel 1942 - Pommard, Hospices de Beaune, Cuvées Dames de la Charité Ets Leroy & Co 1934 - Cos d'Estournel 1933 - Chablis Maison Bichot 1929 - Château La Tour Blanche, sauternes 1928 - Pedro Ximenez 1927 - Pommard (négoce illisible) 1923 Tuesday, June 12. 2007séance de l'académie des vins anciens le 12 juin
La nouvelle séance de l'académie des vins anciens se tiendra le 12 juin au Cercle Suédois. Les conditions de participation sont les mêmes que pour la précédente séance du 29 mars (voir à cette date). Informations : Lieu de la réunion : Restaurant Rivoli du Cercle Suédois à Paris, 242, rue de Rivoli, 75001 PARIS, escalier de gauche dans le hall d'entrée, 2ème étage (à noter) TEL: 01 42 60 40 22, Date de la réunion : c'est le 12 juin à 19 heures, heure absolument impérative. Coût de la participation : 120 € pour un académicien qui vient avec une bouteille ancienne. 240 € pour les académiciens sans bouteille. Chèque à adresser dès maintenant à l'ordre de "François Audouze AVA" à l'adresse suivante : François Audouze société ACIPAR, 18 rue de Paris, 93130 Noisy-le-Sec. Nota du 4 juin : n'envoyez plus aucun règlement : vous paierez sur place en espèces ou chèque au nom de "François Audouze AVA" Dates limites : envoi du chèque : le 5 juin. Livraison des vins : le 1er juin. Livraison des bouteilles : Au bureau de la maison de champagne Henriot 5 rue la Boétie 75008 PARIS - tél : 01.47.42.18.06. C'est au deuxième étage. Indiquez bien votre nom sur votre paquet, mais surtout, n'écrivez rien sur les bouteilles et ne collez rien sur les bouteilles. Compte tenu de la chaleur ambiante, me prévenir de la livraison afin que j’aille chercher les bouteilles pour les mettre en cave. Vous pouvez vous informer sur les précédentes réunions en regardant sur le blog. Merci de vous inscrire en utilisant mon mail (indiqué ci-dessus dans la rubrique "comment me joindre") pour une séance qui – je l’espère – sera aussi brillante que la dernière réunion qui fut un succès total. Voici les vins annoncés : Vouvray le Haut Lieu moelleux Domaine Huet 1924 - Maury La Coume du Roy de Volontat 1925 - Maury La Coume du Roy de Volontat 1925 - Meursault maison Bichot 1928 - Château Petit Gravet 1929 - Cru Laneré Sauternes 1931 - Château Doisy Daëne 1934 - Château Phelan Segur, mise negoce, avant guerre (39/45), bouteille soufflée (niveau HE) - Vosne Romanée Les Suchots Louis B?? 1945 - Corton Clos du Roi Prince de Mérode Joseph Drouhin 1949 - Domaine de Chevalier rouge 1952 - Mercurey Caves de la Reine Pédauque 1952 - Château la Dame Blanche 1953 - Sauterne-Barsac Doisy-Daëne 1953 - Larrivet Haut-Brion rouge (bas) 1955 - Torres Coronas Gran Reserva 1955 - Cos d'Estournel 1955 - Chinon Couly 1958 - Corton Charlemagne Nicolas 1959 - Branaire Ducru 1959 - Château Pontet St Emilion 1959 - Santenay Clos de Tavanne 1959 - Meursault blanc Jaboulet-Vercherre 1961 - Château Petit Faurie de Soutard 1961 - Sylvaner Trimbach 1962 - Château Pichon Longueville Comtesse de Lalande 1967 - Château Giscours 1967 - Nuits Saint-Georges Les Cailles Remoissenet P&F 1969 - Château Filhot 1969 - Château Pouget Margaux 1970 - La Passion Haut-Brion 1971 - Côte Rôtie de Vallouit 1976 - Champagne Mumm cuvée René Lalou magnum 1979 - Champagne Georg coop de Vertus 1979 - Château Gazin 1979 - Champagne Grand Blanc Philipponat 1980 - Champagne Napoléon 1982 - Champagne Napoléon 1982 - Château Carbonnieux rouge 1982 - Clos de la Coulée de Serrant Nicolas Joly 1983 - Champagne Delamotte 1985 - Krug Grande Cuvée vers 1985 - Château Grand Mayne 1987 - Hermitage rouge « Le Gréal » Sorrel 1990 Académie des vins anciens - 6ème séance - 12 juin 2007
Voici l'ordre de service des vins, l'ensemble des bouteilles étant réparties en trois groupes de dégustateurs : Groupe 1 : Champagne Besserat de Bellefond - Champagne Napoléon NM (1996) - Champagne Mumm cuvée René Lalou magnum 1979 - Champagne Napoléon 1982 - Champagne Grand Blanc Philipponat 1980 - Sylvaner Trimbach 1962 - Meursault maison Bichot 1928 - Château Petit Faurie de Soutard 1961 - Larrivet Haut-Brion rouge 1955 - Château Pontet St Emilion 1959 - Château Phelan Segur, mise negoce, vers 1934 - Château Petit Gravet 1929 - Santenay Clos de Tavanne 1959 - Corton Clos du Roi Prince de Mérode Joseph Drouhin 1949 - Cru Laneré Sauternes 1931 - Château Doisy Daëne 1934 - Vouvray le Haut Lieu moelleux Domaine Huet 1924 Groupe 2 : Champagne Besserat de Bellefond - Champagne Napoléon NM (1996) - Champagne Mumm cuvée René Lalou magnum 1979 - Champagne Napoléon 1982 - Champagne Delamotte 1985 - Meursault blanc Jaboulet-Vercherre 1961 - Château Gazin 1971 - Branaire Ducru 1959 - La Passion Haut-Brion 1971 - Chinon Couly 1958 - Nuits Saint-Georges Les Cailles Remoissenet P&F 1969 - Vosne Romanée Les Suchots Louis B?? 1945 - Côte Rôtie de Vallouit 1976 - Torres Coronas Gran Reserva 1955 - Hermitage rouge « Le Gréal » Sorrel 1990 - Château Filhot 1969 - Château la Dame Blanche 1953 - Maury La Coume du Roy de Volontat 1925 Groupe 3 : Champagne Besserat de Bellefond - Champagne Napoléon NM (1996) - Champagne Mumm cuvée René Lalou magnum 1979 - Champagne Napoléon 1982 - Krug Grande Cuvée vers 1985 - Corton Charlemagne Nicolas 1959 - Clos de la Coulée de Serrant Nicolas Joly 1983 - Château Carbonnieux rouge 1982 - Château Grand Mayne 1987 - Château Pouget Margaux 1970 - Château Pichon Longueville Comtesse de Lalande 1967 - Domaine de Chevalier rouge 1952 - Château Giscours 1967 - Mercurey Caves de la Reine Pédauque 1952 - Cos d'Estournel 1955 - Sauternes-Barsac Doisy-Daëne 1953 - Maury La Coume du Roy de Volontat 1925 Il y a de quoi passer une belle soirée.Académie des vins anciens - 6ème séance - 12 juin 2007 - compte-rendu
L’académie des vins anciens a tenu sa sixième édition le 12 juin au Cercle suédois. Si le cadre est un des plus ravissants qui soient avec une belle vue qui surplombe le grand bassin du jardin des Tuileries, l’absence de climatisation en cette période est un handicap pour les vins rouges. Et le niveau de la cuisine ne restera pas dans les mémoires. Je visais 32 académiciens pour constituer deux groupes de seize vins. Mais par un prompt renfort, nous nous vîmes 39 avec 45 vins ce qui m’imposa de constituer trois groupes. Voici ces trois groupes par ordre de service des vins, sachant que plusieurs furent communs lorsque l’on eut deux bouteilles : Groupe 1 : Champagne Besserat de Bellefon - Champagne Napoléon NM (1996) - Champagne Mumm cuvée René Lalou magnum 1979 - Champagne Napoléon 1982 - Champagne Grand Blanc Philipponat 1980 - Sylvaner Trimbach 1962 - Meursault maison Bichot 1928 - Château Petit Faurie de Soutard 1961 - Larrivet Haut-Brion rouge 1955 - Château Pontet St Emilion 1959 - Château Phelan Segur, mise negoce, vers 1934 - Château Petit Gravet 1929 - Santenay Clos de Tavanne 1959 - Corton Clos du Roi Prince de Mérode Joseph Drouhin 1949 - Cru Laneré Sauternes 1931 - Château Doisy Daëne 1934 - Vouvray le Haut Lieu moelleux Domaine Huet 1924 Groupe 2 : Champagne Besserat de Bellefon - Champagne Napoléon NM (1996) - Champagne Mumm cuvée René Lalou magnum 1979 - Champagne Napoléon 1982 - Champagne Delamotte 1985 - Meursault blanc Jaboulet-Vercherre 1961 - Château Gazin 1971 - Branaire Ducru 1959 - La Passion Haut-Brion 1971 - Chinon Couly 1958 - Nuits Saint-Georges Les Cailles Remoissenet P&F 1969 - Vosne Romanée Les Suchots Louis B?? 1945 - Côte Rôtie de Vallouit 1976 - Torres Coronas Gran Reserva 1955 - Hermitage rouge « Le Gréal » Sorrel 1990 - Château Filhot 1969 - Château la Dame Blanche 1953 - Maury La Coume du Roy de Volontat 1925 Groupe 3 : Champagne Besserat de Bellefon - Champagne Napoléon NM (1996) - Champagne Mumm cuvée René Lalou magnum 1979 - Champagne Napoléon 1982 - Krug Grande Cuvée vers 1985 - Corton Charlemagne Nicolas 1959 - Clos de la Coulée de Serrant Nicolas Joly 1983 - Château Carbonnieux rouge 1982 - Château Grand Mayne 1987 - Château Pouget Margaux 1970 - Château Pichon Longueville Comtesse de Lalande 1967 - Domaine de Chevalier rouge 1952 - Château Giscours 1967 - Mercurey Caves de la Reine Pédauque 1952 - Cos d'Estournel 1955 - Sauternes-Barsac Doisy-Daëne 1953 - Maury La Coume du Roy de Volontat 1925. Les trois premiers champagnes furent servis debout au bar du cercle. Etant dans le groupe 1, voici quelques remarques, sachant que je n’ai pas pris de notes, car j’étais accaparé par des conversations et le devoir de faire semblant que tout procédait de mon organisation. Le Champagne Besserat de Bellefon est le champagne de bienvenue, d’une bonne dizaine d’années, un peu dosé à mon goût, mais de belle générosité. Le Champagne Napoléon 1996 est un champagne de Vertus qui ne peut que me plaire, car le champagne familial depuis mes grands-parents provenait de cette commune. Très pur, précis, il excite gentiment le gosier en cette chaleur. Le Champagne Mumm cuvée René Lalou 1979 en magnum a un nez renversant. On sait immédiatement que ce sera splendide. La bulle est très vivante, picotant même et le goût est absolument étrange car en milieu de bouche il y a des notes de pierre à fusil, de munition que l’on vient de vider de sa poudre. C’est un champagne envoûtant, d’une maestria rare. Nous passons à table, avec le champagne Napoléon 1982 qui est non dosé et a été dégorgé il y a trois jours. Il a une belle fraîcheur convaincante. Mais mon goût est plus porté sur la maturité du champagne Grand Blanc Philipponat 1980 qui est absolument séduisant, combinant jeunesse et maturité. Le Krug Grande Cuvée vers 1985 vient troubler mes certitudes, car ce champagne fait avec des vins des années 70 a une noblesse évidente. Mais je garde un petit faible pour le Philipponnat, plus conforme à mes envies de ce soir. Les surprises commencent pour tous avec le Sylvaner Trimbach 1962 car personne n’attendrait ce vin avec cette vigueur et cette vivacité expressive. C’est un Alsace qui fait honneur à sa région. On m’apporte un verre de Meursault blanc Jaboulet-Vercherre 1961 et là, c’est moi qui suis surpris que ce vin puisse avoir ce talent et une belle définition. Mais le respect s’impose avec le Meursault Fortier-Picard maison Bichot 1928 qui fait voyager dans l’imaginaire pur, tant le rêve côtoie le réel. Il y a à la fois des repères de grands Meursault, et des variations sur le thème de l’âge qui ne me laissent pas indifférent. Le Château Petit Faurie de Soutard 1961 est un vin fort agréable, qui ne dégage pas une folle émotion mais représente bien la solidité de son année. Le Larrivet Haut-Brion rouge 1955 est d’un niveau bas dans la bouteille, d’une couleur très dense. Le vin fait un peu torréfié, et n’est pas déplaisant, sans plus. Le Château Pontet St Emilion 1959 est d’une autre stature. Epanoui comme un 1959, il a le charme discret de la bourgeoisie. Le Château Phelan Segur, d’une mise négoce d’avant guerre dans une bouteille soufflée au cul profond doit être des années 30. Compte tenu de sa belle solidité on pourrait penser à 1934. Un vin solide plein de charme. Le Château Petit Gravet 1929 que j’avais acheté à la famille propriétaire fait partie de ces vins que je chéris particulièrement car ils montrent à mes convives – et c’est l’objet de l’académie – que des vins qui ne sont pas des appellations les plus prestigieuses savent traverser le temps. Une jeune femme américaine à ma table, dont le vin bu le plus ancien est des années 70 reçoit comme un choc cette information nouvelle : un vin de 78 ans qui ne fait pas la une de tous les journaux peut être vivant, vibrant, excitant et passionnant. Le nez est marqué par les fruits rouges, la couleur est d’une jeune beauté et en bouche, ce Saint-émilion est rassurant de joie de vivre. Le Santenay Clos de Tavanne 1959 est un bourgogne solide et sans histoire. L’émotion la plus absolue vient du Corton Clos du Roi Prince de Mérode Joseph Drouhin 1949 que j’ai apporté. Il a la perfection absolue des bourgognes que l’on aime, sauvages, fous, chantants, intrépides. Un vin à conserver en mémoire comme une chanson entêtante. Le Cru Laneré Sauternes 1931, aussi de ma cave, d’une propriété qui m’est totalement inconnue, montre une fois de plus qu’un petit sauternes exprime avec l’âge des saveurs d’agrumes délicats et de fruits exotiques comme le font les grands. Ah, bien sûr, quand on a la chance d’avoir ensuite un Château Doisy Daëne 1934 exceptionnel, on mesure qu’un vin plus grand, c’est un vin plus grand. Surtout quand ce sauternes est ici au sommet de son art. Il a l’épanouissement absolu du beau sauternes où citron, pamplemousse ananas et mangues cohabitent avec café, thé et caramel. Sa densité est exceptionnelle. Le Vouvray le Haut Lieu moelleux Domaine Huet 1924 était fermé d’un muselet comme un vin de champagne. Le niveau du liquide collait au bouchon, car il y avait moins d’un millimètre d’air. A l’ouverture plus de cinq heures auparavant, le bouchon était fort imbibé et |